Dis, pourquoi… les Pays de l’Est

Les Pays de l’Est, pour les français des années 80, c’est ça :

Et aujourd’hui ?

Comme vous le savez sans doute, en 1989, Phil Collins chantait Another Day in Paradise (et les Musclés, la fête au village…)… et le Mur de Berlin tombait, maillon d’une explosion de dominos faits de régimes communistes et de dictateurs, tels que le célèbre Ceaușescu. Depuis, les pays 176px-coat_of_arms_of_transnistria-svgd’Europe Centrale et de l’Est, devenus des démocraties, se sont tournés vers l’économie de marché. Oh, il reste bien quelques irréductibles bastions nostalgiques, comme la Transnistrie, état non reconnu par l’ONU, sécessionniste de la Moldavie (dont voici les les armoiries éloquentes, via Wikipedia). Mais la plupart des pays ont chois de rejoindre l’Union Européenne et sa promesse de paix et de prospérité.

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L’espace Schengen

Concrètement, l’intégration à l’Union est à géométrie variable : vous avez des pays dans l’espace Schengen de libre circulation des personnes (ex: Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie), certains n’ayant toutefois pas rejoint la zone Euro (la Hongrie conserve le Forint, la Pologne le Złoty, la République Tchèque sa Couronne). Mais sachez que si vous venez d’un pays occidental, vous avez toutes les chances de pouvoir entrer dans la plupart de ces pays sans visa, et d’y séjourner jusqu’à 90 jours, même dans des pays hors Union Européenne comme l’Ukraine (contre-exemple : la Russie et la Biélorussie).

Ces pays européens, nos voisins à environ 2h d’avion, souvent nos collègues de travail à distance… on en parle quand même très peu. Qui connait leur richesse culturelle, leurs habitudes culinaires, leur histoire pourtant souvent mêlée à la nôtre ? Certaines personnes vont même jusqu’à confondre les Roumains, ces latins de l’Est, avec les Roms, ce peuple qui constitue la plus grosse minorité ethnique d’Europe.

Bon alors, c’est comment ?

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Le taxi roumain typique

La première fois que j’y ai mis les pieds, c’était il y a plusieurs années, en Roumanie, pour une mission de travail. Des collègues m’avaient prévenu : les taxis vont t’arnaquer, peut-être même te séquestrer… mais si tu te promènes à pied tu vas te faire poursuivre et dévorer par des meutes de chiens errants assoiffés de sang humain… Je n’étais donc pas rassuré quand une grosse berline noire digne du Transporteur est venue me chercher à l’aéroport de Bucarest. Et pourtant, une fois arrivé à l’hôtel, dès le premier soir mes futurs collègues m’ont pris sous leur aile et m’ont invité à aller boire des bières et continuer la soirée, très tard. Ils étaient incroyablement accueillants, parlant parfaitement anglais, et ce même lorsqu’ils discutaient entre eux, à chaque fois que j’étais dans les parages.

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Les yeux de Sibiu en Transylvanie (Roumanie)

Après mon séjour de travail, j’ai décidé de rester pour découvrir le pays en sillonnant la Transylvanie, ses jolis villages, ses légendes de vampires et ses châteaux mystérieux. Et même si à l’époque, j’ai bien rencontré les chiens errants et un ou deux faux chauffeurs de taxis, tout s’est bien passé. Ce fut d’ailleurs un de mes premiers voyages où j’ai connu un peu d’adrénaline… et le manque que cela provoque au retour en France !

Depuis, j’ai visité, en plusieurs fois et par des voyages itinérants, de nombreux pays, des Balkans jusqu’à l’Ukraine. Au-delà de l’attrait touristique, j’ai énormément aimé y vivre en tant que nomade du numérique. Je suis retourné en Roumanie cette année, et en quelques années l’évolution de la toute la région est perceptible. Les façades délabrées font place à des panneaux publicitaires géants (qui les couvrent 🙂 ). Les vieilles Lada et Dacia 1200 (ressemblant furieusement à des Renault 12) se font de plus en plus rares, au profit des SUV modernes. Les vieux trains poussifs, auxquels on devait accéder par des prouesses d’escalade, laissent place sur les grandes lignes à des trains climatisés, modernes, avec du wifi, comme par exemple le

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La carte du terrain de jeu

confortable et rapide InterCity en Ukraine. Et pourtant vous pouvez encore, comme cela m’est arrivé dans les Balkans, prendre un tortillard à couchettes de velours et lavabos rustiques, se faufilant, fenêtres ouvertes, dans la montagne, au gré des senteurs de foin, de bois, de miel, faisant retentir sa 20160626_193924corne et pilant brutalement à chaque passage à niveau non gardé d’une petite route de campagne ; vous plongeant dans un vortex effrayant à chaque tunnel, tressaillant tant qu’on doute si ce matériel estampillé 1943 tiendra ; vous berçant tellement que ça y est, le sommeil vous envahit, vous êtes Tintin en Syldavie, vous entendez des voix dans la nuit, des hommes en armes pénètrent dans le wagon, prononcent des phrases dans une langue inconnue, passport kontrol sir vous dit le soldat Serbe, vous vivez des aventures, vous êtes dans le Train M de mon enfance…

Bref, ces pays se modernisent à grande vitesse, tout en gardant un charme certain.

On a beau être fier de notre propre pays – on est même parfois prêts à convaincre n’importe quel étranger que c’est le meilleur pays du monde, en voyageant on se rend compte que certaines choses sont plus agréables ou plus faciles ailleurs ! Et, je vous rassure, on se rend compte aussi de ce qui est mieux chez nous. Bref c’est toujours positif de voyager !

Dans cet article, je vais donc, comme dans Les petits bonheurs du travail à la maison, vous révéler dans le désordre tout ce qui m’a émerveillé lorsque je résidais et voyageais dans ces pays. Pour faire simple, on va mélanger l’Europe Centrale et l’Europe de l’Est. N’allez tout de même pas croire que tout s’applique partout, chaque pays ayant ses particularités. Allez, c’est parti…

Alors, pourquoi je kiffe les Pays de l’Est ?

  • Parce qu’il y a des humains pour nous accueillir, et pas que des machines (ex: à l’entrée du métro de Budapest, il n’y a pas de tourniquets mais des gentils contrôleurs vérifient que vous compostiez votre billet).
  • Parce qu’on peut sortir déjeuner à toute heure,
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    Le Party Tram de Cracovie (Pologne)

    fini les « On ne sert plus Monsieur » à 13:59.

  • Parce qu’on peut faire la fête dans des endroits insolites, comme dans un tramway en marche. Et dans les nombreux pub crawls, que vous pourrez rejoindre pour rencontrer d’autres fêtards, « venez comme vous êtes », surtout dans les bars de ruines de Budapest
  • Parce que c’est moins cher… chez Play en Pologne, 11 giga-octets en 4G + des communications + des SMS, pendant 1 mois, m’ont couté… 1,25 €.
  • Parce qu’on peut trouver des spécialités culinaires méconnues chez nous, comme les Khinkali dans les restaurant géorgiens, ou encore manger épicé en Hongrie (pays du paprika), des fois que la Thaïlande vous manque ! Et parlons de la Street Food :

    en cas de grand froid, le Lángos hongrois vous sauvera, ou son cousin roumain le scovergi. Sinon essayez différents cornets de bretzels garnis… A moins que vous ne craquiez pour les compositions à base de couches gélatineuses en Pologne, que les Britanniques accros à la Jelly ne renieraient pas, ou les tartines géantes bien garnies, les Zapiekanki !

  • Parce que les rues et équipements sont propres et très peu dégradés… mais où sont les sauvageons ??.
  • Parce que la signalétique est efficace, les transports étant bien organisés (on va dire, « à l’allemande », bien que les langues de l’Est soient plus « douces » à l’oral que l’allemand des films en noir et blanc !).
  • Parce qu’on peut se donner des frissons, en visitant les châteaux des vampires des Carpates, en jouant à un Escape Game ou en vous faisant tirer dessus dans des geôles souterraines inquiétantes, en traversant un fleuve en tyrolienne en pleine ville, ou encore en se prenant pour un héros de jeu vidéo. Et pour les sportifs casse-cou qui aiment les défis, sautez en parachute en Ukraine en solo sans entrainement !
  • Parce que l’histoire ce n’est pas toujours joyeux, on peut aller visiter les camps d’Auschwitz, le site abandonné de Tchernobyl (combinaisons fournies… mais ne restez pas trop longtemps), et les urbexeurs seront ravis de photographier (à leurs risques et périls) des usines fermées de triste mémoire comme celle de Copșa Mică. Plus simplement, un séjour à Belgrade ou Sarajevo, portant encore les stigmates de la guerre, vous fera immanquablement réfléchir aux folies humaines.
  • Parce qu’il y a du wifi gratuit dans tous les bars et cafés
  • Parce qu’on rencontre plein de backpackers de tous pays qui font le tour d’Europe de l’Est

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    Gdánsk, Pologne

  • Parce que la façade du moindre bâtiment de centre-ville est joliment décorée de couleurs (préférez toutefois les villes qui n’ont pas été presque entièrement détruites : Varsovie par exemple conserve très peu de très vieux bâtiment, même si le vieux-centre à été reconstruit à l’identique).
  • Parce que les femmes ! Eh oui, non seulement elles sont belles (allez faire un tour dans les sky bars de Bratislava ou Varsovie, ça pique les yeux), mais elles sont souvent intéressées par des domaines que beaucoup de femmes plus occidentales délaissent, comme l’ingénierie ou l’informatique. Au fait, Tinder permet là-bas vraiment de faire des rencontres… sans doute grâce au fait que le ratio hommes/femmes est différent de celui de l’Europe de l’Ouest !
  • Parce que c’est souvent romantique… les calèches de Cracovie ou le Pont Charles de Prague et ses musiciens classiques.

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    Cour typique à Budapest

  • Parce que les appartements des vieilles capitales, hauts de plafond et complétés de mezzanines, que les Hongrois appellent des galeries, donnent sur de belles et calmes cours intérieures bordées de passerelles à l’Espagnole.
  • Parce que les gens sont incollables sur la musique classique (par exemple Chopin est partout à Varsovie)… et sur la musique électronique (on appelle souvent certaines capitales de l’Est the next Berlin). Mais le rock a encore droit de cité dans les clubs : je me rappelle avoir trippé sur des solos de Led Zeppelin au B52 à Bucarest, et participé à une folle et contagieuse transe sur du rock polonais des années 80 au Społem à Cracrovie.
  • Parce qu’en parlant de musique : encore plus fort qu’en Amérique, en Pologne on dirait que les voitures de police jouent du Skrillex ! Et si vous préférez le calme, je n’ai jamais réussi à entendre une seule fois la sirène en Ukraine, les Toyota Prius de la nouvelle police ukrainienne ayant un côté calme et reposant !
  • Parce qu’en parlant de voiture, on respire parfois mieux dans les villes (enfin, surtout dans les petites), car ces pays ne sont pas les champions d’Europe du diesel. Si comme moi les vibrations des voitures à l’arrêt et l’odeur de mazout vous indispose, vous serez content à Bucarest où la plupart des taxis roulent au GPL.
  • Parce qu’il est facile de se faire comprendre en anglais, un peu partout. Comme dit mon ami Jérémy : « J’adore l’aspect international de la vie à Budapest. Je rencontre des gens de tous pays, avec différents points de vue, qui sont ouverts d’esprit. Je progresse en anglais tout en apprenant aussi la langue locale. D’ailleurs ici c’est vraiment facile pour un francophone/germanophone/hispanophone/italophone… de trouver un travail avec un salaire motivant qui nous permet de profiter à fond de Budapest.« 
  • Parce qu’en parlant de travail, c’est vrai que nous avons une grande chance, grâce à l’Union Européenne, de pouvoir travailler dans d’autres pays ! D’après mon ami Nathan qui vit en Roumanie : « Je sens que j’ai des perspectives d’avenir que je n’ai pas en France. J’ai un super boulot et un pouvoir d’achat que je n’aurais jamais en France.« 
  • Parce qu’on se sent en sécurité la nuit. Je me suis baladé à pieds, j’ai pris des bus de nuit y compris en périphérie, c’était bondé de voyageurs,
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    Un beer bike à Budapest (Hongrie)

    d’habitants et de fêtards en goguette, pas de stress.

  • Parce qu’on trouve des activités insolites pour son enterrement de vie de garçon, comme le beer bike par exemple, et d’autres transports touristiques étonnants comme un bus amphibie.
  • Parce qu’on n’est jamais à cours de cash, les Bankomat étant très présent dans les magasins et les bars.
  • Parce qu’on sait combien de temps attendre avant de traverser au feu vert, grâce au compte-à-rebours, et qu’en tant qu’automobiliste on peut se préparer au vert avec l’orange,  comme dans beaucoup de pays… pourquoi pas chez nous ??!
  • Parce qu’il y a des food courts où l’on peut manger vite entre amis, chacun choisissant sa cuisine. Et contrairement à ce qu’on peut croire, les capitales de l’Est ne sont pas si homogènes que ça, vous pouvez sans problème manger Népalais à Varsovie ou vous faire masser Thaïlandais à Budapest.climat
  • Parce qu’il y a plus de soleil. D’une manière générale, le climat continental est plus extrême (plus chaud en été, plus froid en hiver) mais moins pluvieux que le climat océanique. Si vous voulez en profiter le soir, préférez un pays comme la Roumanie ou l’Ukraine, car chez leurs voisins que sont la Pologne et la Hongrie le soleil se couche une heure plus tôt puisqu’ils sont dans la même zone horaire que la France !
  • Parce que les bars sont pour certains devenus non-fumeurs, pour d’autres non, il y a le choix.
  • Parce que vous vous sentez VIP quand, à Lviv, vos voisins de restaurant vous demandent avec enthousiasme pourquoi vous êtes venus visiter, si vous aimez la ville, quelle est l’image de l’Ukraine à l’étranger, et vous reconnaissent encore en vous croisant le lendemain.
  • Parce que les grandes villes possèdent de superbes parcs et jardins.
  • Parce que la langue n’est pas si dure : par exemple le Tchèque, le Slovaque, le Hongrois, le Polonais, le Roumain s’écrivent en caractères latins, le Roumain étant d’ailleurs une langue proche du latin, assez facile à déchiffrer pour nousmdco autres francophones. Et mêmes pour les langues s’écrivant en caractères cyrilliques, on s’aperçoit, après s’être pris au jeu d’apprendre à prononcer les phonèmes, que les mots usuels écrits dans la rue sont proches des nôtres !
  • Parce que comme je ne comprends pas la langue, je ne suis pas tenté de perdre mon temps à regarder la TV ! Du coup, mes horaires sont particulièrement libres, les cafés fermant tard je peux travailler le soir. Et d’ailleurs, le bruit de fond dans les cafés me dérange peu, puisque justement je ne comprends pas la langue !

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    Odessa, Ukraine

  • Parce que vous pouvez admirer des monuments gigantesques, comme l’ancien palais du dictateur Ceaușescu à Bucarest, la grand synagogue de Budapest, ou encore les basiliques ukrainiennes en forme de théières géantes !
  • Parce que vous pouvez généralement voir les films en VO au cinéma. Je me souviens avec regardé le désopilant Jacky au Royaume des filles en français,  projeté
    dans un grand hôtel de Saint-Petersbourg (Russie). Bon, on était deux dans la salle :). Vous pouvez même voir des chanteurs francophones : des modernes (Coeur de Pirate vient de passer à Budapest) aux plus traditionnels (Mireille Mathieu est une superstar internationale !).
  • Parce qu’il est possible de faire la fête, d’aller boire des bières, ou juste de faire ses courses… 24/24, et que les grands centres commerciaux (malls), souvent clinquants, sont ouverts le soir et le dimanche. Je cite mon ami Jérémy qui vit à Budapest : « La vie nocturne est incroyable, été ou hiver on se croit tous les jours un samedi soir… La plupart des endroits ne ferment jamais !« 
  • Parce que les villages de campagne sont charmants.
  • Parce que les compagnies de bus 13662290_10154384519659913_5783122766832931936_osont incroyables… dans les bus RegioJet / Student Agency vous avez des films à la demande gratuits sur votre écran individuel… comme dans les avions long-courrier… et d’ailleurs il y a des hôtesses qui vous servent à boire. Chez Polskibus c’est plus spartiate mais vous pouvez parcourir 500 km pour 5 € !
  • Parce que les festivals sont impressionnants (Sziget en Hongrie, Woodstock en Pologne…)
  • Parce que la bière est à 1 € dans beaucoup de bars
  • Parce qu’on peut voyager bon marché avec Ryanair, Wizz Air, Blue Air…
  • Parce que vous pouvez vous relaxer avec des massages abordables
  • Parce que les réseaux de transports en commun sont très bon. Par exemple Budapest possède un métro (dont la première ligne précède de quatre ans celle de Paris), 34 lignes de tramways dont les premières datent de 1866 et dont deux lignes fonctionnent 24 heures sur 24, des bus (dont un bon réseau nocturne) et trolleybus, une navette fluviale et un réseau de trains de banlieue.
  • Parce que, pour les végétariens et allergiques au gluten, les cantines santé sont aussi à la mode, comme dans les nouveaux milk bars polonais.
  • Parce que la campagne profonde est bucolique, la nature est belle et les rivières sont immenses et bordées de forêts majestueuses dont certaines pourraient rappeler le Canada (comme autour de Kiev en Ukraine). Les montagnes et les stations de ski ne manquent pas : comme aux monts Bucegi dans les Carpates Roumaines, dans les Tatras (Slovaquie et Pologne comme à Zakopane), et ne parlons pas les Balkans et leurs fjords méditerranéens !1390582_10151990057504913_1332588528_n

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    Autour des Carpates, Roumanie

 

Tout est si rose que ça ?

Vous aurez noté que ces pays, que j’ai presque présentés comme paradisiaques, sont bon marchés parce que les salaires des locaux y sont bas. La vie peut donc y être dure et certains cherchent un avenir dans des pays de l’ouest pour aider leur famille (souvenez-vous de l’affaire des plombiers polonais, qui fait encore l’actualité en Grande-Bretagne avec le Brexit). Eh bien justement, visiter ces pays ou y résider, et y dépenser nos sous, n’est-il pas un moyen de contribuer à leur développement ?

Jérémy, fin gastronome qui apprécie la cuisine hongroise, nous fait remarquer qu’il peut être difficile de trouver certains produits importés de qualité dont nous avons l’habitude à des prix raisonnables, comme du bon vin, du champagne, de la viande etc. J’ajouterais qu’on trouve tout de même beaucoup de produits d’entreprises françaises familières : par exemple les supermarchés et épiceries en Pologne sont majoritairement des Carrefour avec parfois un rayon entier de produits français. Ce point m’a donc semblé plus gênant en Amérique du Nord qu’en Europe.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que certains pays ont des gouvernements controversés (populistes et/ou très religieux)… je me souviens d’une soirée couchsurfing où un local avait des mots très durs vis à vis de son gouvernement, prenant l’exemple d’un nouveau musée historique qui répandrait l’idée, via des visites scolaires, que le peuple n’avait été que victime et jamais coupable de quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit, je pense qu’il ne faut pas assimiler une population à son gouvernement. Nous sommes dans des démocraties et les partis au pouvoir changent vite. Certains dirigeants changent même parfois de couleur politique, n’est-ce pas ?

Alors, comment on y va ?

Si vous n’êtes pas pressés, le bus n’est pas cher. Certains prendront un pass InterRail pour faire le tour d’Europe en train. Mais les compagnies low-cost offrent, outre la vitesse, des tarifs parfois imbattables, à moins de 15 € le trajet (hors bagages enregistrés).

Voici mes astuces :

  • Partir de Beauvais : Ryanair, Wizz Air, Blue Air.
    De Paris, un bus vous y amène à partir de la Porte Maillot. Bon OK le bus, autour de 16 €, est parfois plus cher que le billet d’avion, mais cela reste le meilleur plan.
  • Partir de ou faire une correspondance (non officielle) à Charleroi en Belgique. Par exemple, de Montpellier ou Nîmes, Ryanair vous y conduit. Les compagnies low-cost n’assurent pas la correspondance (pas de transfert de bagages, pas de garantie en cas de pépin sur le premier vol), mais en contrepartie elles sont parfois plus ponctuelles que les compagnies classiques qui attendent souvent des clients arrivant de vols long-courrier.
  • Pour les sudistes, partir de Barcelone ou Girona offre de nombreuses possibilités, et on ne se refuse pas un passage dans ces deux belles villes catalanes ! 🙂
  • Regardez les cartes des liaisons de Ryanair, Wizz Air, Blue Air, EasyJetVuelingVolotea, pour trouver une ville proche de chez vous (exemple : Wizz Air relie Grenoble à la Pologne et à la Lituanie). Pour étudier une liaison particulière, essayez Rome2Rio.
  • Enfin, si vous avez déjà voyagé en long-courrier sur des compagnies classiques, vous devez avoir accumulé des miles. Il ne reste plus qu’à les utiliser sur une destination intra-européenne !

Et vous, qu’est-ce qui vous fait vibrer dans les Pays de l’Est ?

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