Le voyageur et son réchaud… ffement climatique

Peut-on être grand voyageur et avoir sa conscience écolo tranquille ?

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Depuis que j’ai commencé mon cycle de voyages en 2016, j’ai parcouru 12 pays, pris 28 avions, 15 trains, 19 autocars, 6 co-voiturages, 1 location de voiture (passons les métros et trains de banlieue, les taxis collectifs tels que les marshrutkas, songthaews, les moto-taxis, strapontins de scooters, jonques, chaises à porteur… ha non quand même pas !), totalisant dans les 58000 km. Comme vous le savez, si vous ne vous appelez pas Donald, la majorité de ces moyens de transports utilisent de l’énergie fossile, c’est-à-dire des réserves qui s’épuisent, et rejettent des gaz à effet de serre, qui réchauffent la planète. Donc, à cause de moi, on va tous finir rôtis, calfeutrés chez nous, et les pandas m’en voudront (je voulais mettre un ours polaire, mais j’ai craqué sur ces mignons pandas…).

Alors que faire ? Traverser le monde à vélo ? Rester chez soi en attendant que les ingénieurs inventent l’énergie perpétuelle ? Faire l’autruche ou carrément s’en carrer, avec la maxime « après moi le déluge » ?

En premier, rechercher les moyens de transports les plus doux…

Lorsqu’on cherche un voyage, on ne connait pas forcément toutes les solutions de transport permettant de se rendre là où l’on va. Par exemple, saviez-vous que vous pouvez relier Paris à Madrid en TGV ? Certes, cela prend plus de temps qu’en avion, mais si vous avez la possibilité de travailler sur votre ordinateur, ce n’est pas du temps perdu ! Donc, la première étape, c’est de bien chercher et de privilégier les moyens de transports les moins polluants.

Commencez par rechercher comment rejoindre une ville à l’aide de Rome2Rio ou encore avec le planificateur de A-contresens.net. En Europe, affinez votre recherche avec GoEuro par exemple pour trouver les meilleurs prix de trains, d’avions et de bus pour une même destination.

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L’outil Rome2Rio

Vous pouvez essayer de favoriser :

  1. Les trains électriques… du moins dans les pays où l’électricité ne provient pas du charbon.

  2. Les avions bien remplis… eh oui, voler à 500 en classe boite-à-sardine consomme moins de kérosène par passager, et donc pollue moins, qu’un avion plus petit ou configuré un petit nombre de sièges/lits. Consultez un site web de plans d’avions comme SeatGuru ou SeatMaestro pour avoir une idée du nombre de sièges sur votre vol.
  3. Les avions de dernière génération, en matériaux composites (plus légers que l’acier) et avec des moteurs plus économes, comme l’Airbus A350 et le Boeing 787, ou sur des courtes distances l’Airbus A320Neo et le Boeing 737Max. Certes, leur construction a sans doute beaucoup pollué, mais soyez sûr que les compagnies utiliseront les anciens avions, ou au moins leurs pièces détachées, jusqu’à un âge avancé.
  4. Les vols de longueur raisonnable, car plus l’avion vole loin, plus il doit embarquer de carburant pour… transporter le carburant ! D’après cet article de Challenges :
    l’ancien patron d’Air France Pierre-Henri Gourgeon définissait même l’A340-500, le quadrimoteur d’Airbus optimisé pour le très long-courrier, comme « un ravitailleur en vol avec quelques personnes à l’intérieur » ! Et vous allez voir plus bas, dans mon calcul des émissions, qu’on peut même quantifier ce qu’est un vol déraisonnable.
    A éviter donc, en planifiant vos voyages avec des étapes, parce que ne me dites-pas que vous connaissez déjà tout entre la France et l’Australie… je ne vous croirai pas.

La plupart des sites comparateurs de vols indiquent le modèle d’appareil, donc ayez l’oeil pour éviter de voyager en gaz guzzler.

Un jet de première génération

Un jet de première génération. Photo Boeing

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Comme il devient difficile de jongler de mémoire avec plus de 3 ou 4 résultats de recherche, utilisez un outil comme Calendoo pour visualiser les possibilités sur un calendrier et faire votre choix final plus sereinement.

Maintenant que vous avez choisi les moyens de transport les plus vertueux, vous aller voyager… et donc quand même polluer un minimum. Alors, voici comment effacer votre dette envers la Terre !

Compenser volontairement vos émissions

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Illustration : J.P. Combaz

Quand je parle de vos émissions de gaz, il ne s’agit pas de vos émanations involontaires de méthane… vous n’êtes pas des vaches ! Je veux parler de la part dont vous êtes responsable dans les rejets de CO2 des moyens de transports que vous utilisez.

De nos jours, bien que ce ne soit nullement obligatoire, il est possible d’annuler vos émissions carbone, par compensation volontaire, moyennant finances. En Anglais, cela se dit offsetting.

En quoi cela consiste-t-il ?

Compenser signifie, selon l’ADEME, « financer un projet de réduction ou de séquestration d’émissions de GES dont on n’est pas directement responsable« . Volontairement, car nous ne sommes pas soumis à une contrainte pesant sur nos émissions, contrairement aux Etats et aux entreprises engagés dans le Protocole de Kyoto ou plus récemment l’Accord de Paris de la COP21.

Quel genre de projets ?

Il s’agit la plupart du temps de projets forestiers, de développement d’énergies renouvelables ou de réduction d’utilisation d’énergie. Lorsque ceux-ci sont situés dans des pays en voie de développement, ils intègrent souvent une composante humanitaire.

Pour que votre argent serve vraiment à quelque chose, il faut qu’il soit affecté à un projet additionnel, c’est à dire qui ne réponde pas à des obligations réglementaires, et qui n’aurait pas été possible par simple rentabilité économique accompagnée d’aides publiques. Et bien sûr qu’il soit pérenne et mesurable.

A noter, les projets réalisés en France sont déjà comptabilisés dans l’effort auquel l’Etat est engagé internationalement, à moins de faire intervenir le dispositif Projets Domestiques qui permet de décompter les crédits carbone de l’Etat.

Comment savoir si ces projets sont sérieux ?

Contrairement aux projets permettant la compensation des engagements contraignants des pays signataires du protocole de Kyoto, la certification n’est pas obligatoire pour les organismes proposant la compensation volontaire. Certains projets mettent toutefois en avant des labels ou certifications :

  • Rarement, des projets certifiés Kyoto par les Nations Unies sont proposés
  • Parfois, les projets affichent des labels de compensation volontaire de carbone, ou de montage de projetstandards1
    Exemple :

    • Voluntary Carbone Standard (VCS)
    • Gold Standard (GS)

N’est-ce pas juste du greenwashing ?

La compensation volontaire reste un sujet parfois controversé. Ses effets ne se feront sentir qu’à long-terme… si tout se passe comme prévu. De plus, l’intervention dans des pays émergeants pourrait parfois déséquilibrer les populations locales. La flopée d’intermédiaires diminue la transparence. Et pour finir, certaines grandes entreprises n’hésitent pas à mettre en avant, pour se donner une bonne images, des opérations finalement très ponctuelles.

Je vous livre maintenant mon avis. Les idéalistes diront qu’acheter et vendre des crédits de carbone revient à baisser les bras dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à donner un blanc-seing pour polluer puisque, de toute façon, avec de l’argent, on peut se racheter. Je leur pose alors la question : que proposez-vous à la place ? Interdire d’utiliser toute forme d’énergie qui émet du CO2 ? Soyons réaliste une minute :

  • Qui voudrait, aujourd’hui, limiter brutalement les déplacements et l’activité économique ? Si des solutions techniques alternatives « propres » émergent peu à peu, elles ne se font pas en un jour.
  • Qui aurait le pouvoir, aujourd’hui, de décréter cela ? Le monde est un enchevêtrement chaotique de pouvoirs et d’influences contraires. Même le président des Etats-Unis ne pourrait pas imposer cela à la planète, s’il le voulait. Et justement, c’est mal parti car M. Trump dit que le réchauffement climatique est un concept inventé par les chinois pour saper la compétitivité de l’Amérique…
  • Comment accélérer l’émergence des technologies propres ? Il existe deux voies pour favoriser des innovations :
    • Le financement direct : par exemple augmenter les impôts et financer de la recherche.
    • Le mécanisme de marché : faire en sorte qu’il soit économiquement rentable de proposer une technologie propre. Pour cela, il faut donner un prix aux impacts environnementaux (ce qu’on appelle les externalités en économie).

En tant que pragmatique, je pense que ce système de prix du CO2 est bénéfique et nécessaire pour orienter l’économie vers la transition énergétique.

Combien ça coûte ?

Le prix du carbone émis ou capté est très variable ! Entre les émissions non contraintes (donc gratuites), les crédits échangés sur les marchés de quota de CO2 issu du protocole de Kyoto (dont le prix varie dans le temps, comme dans tout marché), les incitations fiscales à acheter des produits plus vertueux, et le CO2 alimentaire destiné à fabriquer votre limonade… il y a un monde.

Parlons un instant des marchés de quota de CO2. En Europe par exemple, celui-ci concerne les grosses industries qui émettent environ la moitié des émissions, pour les inciter à investir dans des technologies vertueuses et à consommer de l’énergie renouvelable. L’incitation est d’autant plus forte que le prix est élevé : le GIEC considère que la tonne aurait due être à 52 € la tonne en 2014 et augmentée de 4% par an, pour limiter à 2°C le réchauffement climatique.

Carte des marchés de carbone en 2015 (source I4CE)

Pour les particuliers, l’entreprise française « 450 » propose même une plateforme web, Compte Epargne CO2, pour s’engager à réduire ses émissions et être récompensé par des entreprises achetant des crédits de carbone.

Mais ce qui nous intéresse dans notre cas, c’est plutôt le prix affecté à la tonne de CO2 dans les projets de compensation volontaire. Ainsi, le prix dépend des projets, dans quels pays ils sont réalisés, s’ils intègrent un volet humanitaire, etc.. En 2014, des grandes sociétés américaines affirmant atteindre la neutralité carbone en payant entre 6 et 30 € la tonne. Actuellement, co2solidaire.org place par exemple ses projets à 24 € la tonne, GoodPlanet environ 20 €. D’autres exemples sont fournis plus bas.

Même si certains organismes proposant la compensation carbone sont déclarés d’utilité publique en France, vous ne bénéficieriez d’une déduction fiscale que sur les dons classiques. La compensation volontaire n’est pas concernée par la déductibilité.

Comment calculer l’empreinte carbone de mon voyage ?

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Si vous avez utilisé Calendoo pour choisir vos transports, il vous suffit d’afficher les statistiques de la timeline (dans la première piste, correspondant aux trajets que vous avez choisi, par opposition à ceux que vous auriez pu emprunter). L’outil calcule pour vous la distance, et donne maintenant une estimation des émissions de CO2 (pour les vols en avions, pour l’instant).

Ou bien si vous avez construit pas-à-pas votre voyage sur A-contresens.net, il vous affiche aussi son estimation pour vos trajets.

Pour des voyages ponctuels, vous pouvez tout simplement utiliser les sites de compensation, dont la plupart intègrent un calculateur qui vous demandera les détails de votre trajet, ou le calculateur de l’ADEME.

J’ai donc fait le test avec un trajet aller-simple que j’ai réellement effectué, à savoir Cracovie – Girona, d’une distance à vol d’oiseau de 1593 km. Et là, stupeur, les estimations des différents calculateurs varient considérablement !

Quiz ADEME

224 kg

Planificateur A Contresens

227 kg

Calculateur myClimate

325 kg

Calendoo (utilise la formule de myClimate)

325 kg

Climat Mundi (1678 km, Barcelone au lieu de Gérone)

360 kg

C02solidaire.org

430 kg

GoodPlanet

680 kg

On remarque vite que les calculateurs intégrés des organismes qui vous proposent de financer leurs projets donnent des estimations dans le haut du panier ! Alors, d’où peut venir cette différence ?

Pour le savoir, cherchons la formule mathématique utilisée. Le site myClimate propose un document très clair sur sa méthode de calcul. Voici sa formule :

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Impliquant le carré de la distance (x), la formule intègre non seulement des coefficients probablement empiriques, mais aussi des paramètres qui donnent lieu à des hypothèses moyennes… car on ne peut pas demander à chaque voyageur le nombre exact de passagers de son vol ou l’itinéraire aérien réellement suivi (seule la compagnie aérienne a accès à ces informations dans sa base de données).

Pour aller plus loin… décortiquons les approximations à partir de la formule.

  • Les surplus de distance parcourue, qui dépendent des conditions météo (éviter les orages, profiter de vent arrière), d’éventuelles restrictions de trafic (ex : contournement des pays en guerre), des consignes du contrôle aérien (se mettre en circuit d’attente lorsqu’il y a un embouteillage d’avions en approche), etc.
  • Le nombre moyen de sièges, approximé en deux catégories, court/moyen courrier et long courrier.
  • Le taux de remplissage moyen, avec une hypothèse de 77%. On sait par exemple que ce taux était de 94% chez Ryanair en décembre 2016, mais il est bien plus bas dans certaines compagnies, et notamment les compagnies étatiques dont la rentabilité n’est pas le premier objectif.
  • Le facteur de chargement de fret (cargo factor), car à priori vous ne voulez pas compenser les émissions carbone des marchandises que votre avion transporte en soute.
  • Le facteur correspondant à votre classe de confort : les sièges-lit de classe affaires ou première sont beaucoup plus lourds que votre siège économique.
  • Le rapport entre le CO2 émis et la quantité de kérosène consommé par les moteurs, en croisière, et un calcul pour prendre en compte les phases de décollage, d’atterrissage et de roulage.
  • Et le facteur d’émissions correspondant à la production de ce kérosène, en amont.
  • Un facteur correspondant à la contribution au réchauffement climatique par d’autres moyens que le seul CO2, comme par les NOx ou les traînées de condensation, parfois appelé forçage radiatif. Certains sites permettent de choisir d’en tenir compte ou pas. Si les chemtrails existaient, ils seraient comptabilisés ici !

Donc beaucoup de paramètres sont fixés arbitrairement dans la formule, et on pourrait encore en considérer d’autres :

  • Si vous avez déjà voyagé entre l’Europe et l’Amérique du Nord, vous avez remarqué que le trajet Est-Ouest est souvent nettement plus long que le retour ! Ceci est dû au jet stream, ce vent d’altitude très puissant, qui pousse ou ralentit l’avion, impactant son temps de vol et certainement sa consommation de kérozène.
    Un tour-du-mondiste écolo devrait donc le faire vers l’est, dans l’hémisphère nord, ou vers l’ouest dans l’hémisphère sud… encore que s’il souhaite optimiser son sommeil et ne pas souffrir du décalage horaire, je recommande vivement le sens de l’est vers l’ouest.
    Ce paramètre n’est pas pris en compte dans le calcul, mais on peut considérer que sur un grand nombre de trajets, les erreurs d’approximations s’annuleront.

    Le jet stream

    Le jet stream, début 2015

  • Tout comme les conducteurs d’automobiles peuvent être des nerveux ou des chantres d’éco-conduite, les compagnies aériennes ne sollicitent pas toutes leurs avions de la même façon. Par exemple, dans les Airbus on entre dans l’ordinateur de bord un Cost Index qui va influencer le taux de montée, l’altitude de croisière demandée au contrôle aérien (qui peut la refuser). Il peut dépendre du prix du carburant à l’escale, du salaire du pilote, etc.
  • Lorsque le carburant est bien moins cher dans un pays, il est courant, si le calcul montre que c’est rentable, de faire le plein et donc de transporter ce poids pour un prochain vol. C’est ce qu’on appelle le fuel tankering.
  • Et bien sûr, n’oublions pas l’âge du capitaine ! 🙂

Chaque site a sa propre formule et/ou ses propres hypothèses, ce qui explique la variation des estimations. Renseignement pris, CO2solidaire utilise par exemple l’ancienne formule de l’ADEME, en attendant une nouvelle version du calculateur.

sans-titre-1Maintenant, souvenez-vous du cas des vols très-long-courrier. Un hypothétique vol Paris-Aukland, d’une distance minimale sur le globe de 18500 km, émettrait, d’après la formule de myClimate, 4 tonnes d’équivalent-CO2 à lui seul ! Alors que faire escale presque au milieu, soit à Tokyo, vous ferait éviter 400 kg de CO2 soit 10% du total, ou un vol Paris-Istanbul. Heureusement, de tels vols n’existent pas, car les compagnies devraient réduire fortement le nombre de passagers pour pouvoir emporter plus de kérosène, ce qui rend l’opération non rentable.

On notera, et ce n’est pas très intuitif sur les planisphères qu’on a l’habitude de voir, sauf peut-être pour les adeptes de la Flat Earth Society, que le chemin le plus court entre Paris et la Nouvelle-Zélande consiste à partir vers le nord/nord-est ! Si vous n’êtes pas pressés, pour presque le même « prix » en émission de CO2, faites d’autres haltes et visitez Helsinki, la Papouasie Nouvelle-Guinée et Brisbane en Australie 🙂

Revenons donc à mon voyage. Ayant un total de 58000 km à compenser, ça me donne environ 9 tonnes d’équivalent-CO2 en se basant sur Calendoo pour la partie aviation et en extrapolant sur les autres modes de transports (qui émettent certes sans doute moins, mais la différence servira à compenser tous ces petits trajets en transports urbains et autres modes que je n’ai pas comptabilisés).

Neuf tonnes, cela risque de représenter une belle somme d’argent. Notez que si j’étais pinailleur, je pourrais arguer que, pendant ce temps, je n’utilisais pas ma voiture pour aller au travail, et donc je devrais enlever 300 kg à mon total (pour 10 km par jour ouvré pendant 9 mois). Mais, dans ce cas, n’aurais-je pas eu envie de compenser ces trajets quotidiens ? De plus, tout comme les estimations de voyage, l’estimation d’émissions de ma voiture ne s’applique pas au cas concret (en ville et péri-urbain)… Donc, on va garder 9 tonnes comme référence.

Comment procéder pour compenser mes émissions ?

J’ai donc décidé tester plusieurs sites web et de vous présenter leurs avantages et inconvénients. On regardera uniquement ceux disponible en français ou anglais, qui permettent aux particuliers de compenser en ligne (il existe aussi des sociétés spécialisées pour aider les entreprises à compenser toutes leurs émissions), en calculant ou indiquant la quantité de CO2 à compenser. En général on peut payer par carte bancaire ou Paypal.

MyClimate

  • Fondation suisse, créée en 2002. Site en français, anglais, allemand
  • Utilisation du calculateur, ou indication en tonnes de CO2 ou directement en euros ou francs suisses.
    Calculateurs : avion, voiture, croisière, déplacements quotidiens, chauffage domestique, en entreprise ou lors d’un événement.
  • Affectation possible à un projet. Ex: centrale à biogaz en Inde, reboisement au Nicaragua, four efficient au Kenya.
    Label Gold Standard (hors projets forestiers)
  • Prix pour 9 tonnes : 215 €.

CO2 Solidaire

  • Programme de l’ONG française GERES (Groupe Energie Renouvelables, Environnement et Solidarités) créée en 1976. Site en français, anglais.
  • Utilisation du calculateur, ou indication en tonnes de CO2.
    Calculateurs : avion, voiture, moto, bus et autocar, train, chauffage domestique
  • Affectation possible à un projet : foyers efficients au Cambodge, au Pérou, en Chine ; Digesteurs à biogaz en Chine ; reforestation en Chine ; projet Eco-Methane.
    Labels Gold Standard ou VCS sur certains projets.
  • Le site manque de sécurisation (mot de passe sur connexion non chiffrée)
  • Prix pour 9 tonnes : 216 €

Pur Projet

  • Entreprise française créée en 2008 par le fondateur d’Alter Eco (commerce équitable). Site en français, anglais.
  • Pas de calculateur, indication en tonnes de CO2.
    D’autres projets sont à financer par arbre ou par hectare.
  • Choix entre deux projets au Pérou : préservation de la forêt et de la biodiversité, ou reforestation.
  • Prix pour 9 tonnes : 135 ou 162 €

CO2 Logic

  • Entreprise belge créée en 2007. Site en français, anglais, néerlandais.
  • Utilisation du calculateur, ou indication en tonnes de CO2 ou directement en euros.
    Calculateurs : avion, voiture, chauffage domestique.
  • Affectation possible à un projet : foyers en Ouganda, filtres à eau au Kenya, + projets optionnels en Belgique.
    Délivre un label « CO2 Neutral » basé sur le standard PAS 2060.
  • Prix pour 9 tonnes : 109 €

Good Planet

  • Association puis fondation française créée en 2005 par le photographe/réalisateur Yann Arthus-Bertrand. Site en français, anglais.
  • Utilisation du calculateur, ou directement en euros. Pas de saisie en tonnes, mais il suffit de calculer avec un prix à la tonne actuellement à 19,84 euros.
    Calculateurs : avion, voiture, moto, train, transports en commun, chauffage domestique.
  • Pas d’affectation possible à un projet : cuiseurs solaires Bolivie et Pérou, biogaz et vermicompost en Inde, compostage et valorisation de déchets à Madagascar, au Togo et au Cameroun.
    Labels : Gold Standard ou VCS sur certains projets.
  • Prix pour 9 tonnes : 179 €

Carbon Footprint

  • Entreprise anglaise créée en 2005. Site en anglais.
  • Utilisation du calculateur, ou indication en tonnes de CO2.
    Calculateurs : avion, voiture, moto, train, autocar et transports en commun, chauffage domestique, autres.
  • Affectation possible à un projet (avec des minima) : plantation d’arbres dans des écoles britanniques, reforestation au Kenya, appareils de cuisson en Ouganda, en Inde ou au Kenya, eau potable en Ouganda, éoliennes en Chine ou aux Philippines.
    Labels : CER (?) ou Gold Standard sur certains projets.
  • Prix pour 9 tonnes : de 64 à 138 € selon les projets

Et voilà, il ne reste plus qu’à choisir parmi les projets, quitte à diviser mes 9 tonnes en plusieurs parties !

Conclusion

On peut voyager de façon responsable, en choisissant intelligemment vos moyens de transports, en prenant l’avion avec mesure (pas de vols trop longs ni trop courts), et en compensant financièrement nos émissions de carbone.

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Photo : V. Berger

En découvrant le monde, vous serez probablement parfois choqué des habitudes anti-écologiques dans certains pays. La conscience écologique est encore assez récente (et pas nécessairement partagée par tous) dans les pays développés, alors il va falloir un peu de temps, d’éducation et d’aide pour que les populations locales concilient prospérité et écologie.

Et dites-vous qu’en passant l’hiver en Thaïlande par 30°C, vous n’allumerez pas votre cheminée à bois pour vous chauffer, ce qui économisera chaque jour l’émission d’autant de particules fines qu’une voiture parcourant 18000 km… mais cela est une autre histoire !

Pour en savoir plus

La compensation volontaire, démarche et limites, ADEME (brochure pdf)
info-compensation-carbone.com, site d’information du GERES
Comprendre la compensation carbone
, V. Bellasen B. Leguet, 2008 (livre)
La compensation carbone : illusion ou solution, A. Fragnière, 2015 (livre numérique)

Photo de pandas : Todorov.Petar.P

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